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Danses noires blanche Amérique (16/01 au 27/02/10) PDF Imprimer Envoyer

L'exposition Danses noires blanche Amérique
est à découvrir à la  MJC du 16 janvier au 27 février 2010

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Cette exposition à travers des supports photographiques, textes et vidéo offre  un tour d’horizon des innombrables voies empruntées, au cours du 20e siécle, par les chorégraphes et danseurs Afro américain. Cherchant à s’éloigner des claquettes et des danses de revue, ils commencent à penser la danse comme un lieu de revendication sociale et raciale, de métissage, de mémoire culturelle et de représentation de la divergence.


Cette exposition montre la grande richesse chorégraphique des danses noires.

 

L'ère du jazz (1900-1945)

George walker, Aida Overton Walker et Bert Williams, dans In Dahomey, 1903.
George walker, Aida Overton Walker et Bert Williams, dans In Dahomey, 1903

Des Noirs déguisés en Blancs déguisés en Noirs ! Interdits de scène à l'époque où sévit l'esclavage, les Noirs se produisent pour le compte des Blancs sur les marchés. Leurs numéros sont repris dans les théâtres par des Blancs emperruqués, le visage noirci au bouchon et les lèvres rougies (les blackfaces). Ces petits spectacles, nommés minstrelsies, s'amusent à imiter les stéréotypes de la musique, de la danse et du parler noirs. A la fin du xixe siècle, les Noirs renversent la vapeur en se « blackfaçant » à leur tour et en parodiant les stéréotypes forgés par les Blancs stéréotypant les Noirs. Donnés dans des salles mixtes, ces minstrelsies ne faisaient évidemment pas rire les uns et les autres au même moment. George walker, aida overton walker et bert williams, dans in dahomey, 1903.

Negro Danse (1930-1965)

Katherine Dunham en Femme au cigare, dans Tropics, 1940.
Katherine Dunham en Femme au cigare, dans Tropics, 1940

A partir des années 1930, et parallèlement aux revendications des activistes politiques, des artistes africanistes cherchent à dégager les sources africaines de leur danse. Considérée comme la mère de la danse afro-américaine, la chorégraphe anthropologue Katherine Dunham fait un triomphe à Paris, en 1953. Militants, refusant de se produire sur les scènes pratiquant la ségrégation, Dunham et ses amis permettront à la danse africaine d'exister hors des clichés de la comédie musicale. Tournant le dos à Broadway, elle la guide du côté de la danse moderne. Là où Alvin Ailey, son disciple ébloui, la rejoindra.

Black Danse (1965-1990)

Eleo Pomare dans Narcissus rising, 1968.
Eleo Pomare dans Narcissus rising, 1968

Au lendemain de l'assassinat de Malcolm X et de Martin Luther King, l'heure est à la description de la réalité quotidienne des Noirs de Harlem. Adepte du mouvement Black Arts, le chorégraphe Eleo Pomare veut faire ressentir au public blanc « l'expérience noire de l'intérieur ». Mise en abyme du macho à moto, tendance homo, cette photo montre que les Noirs, comme les autres, ne constituent plus une seule, mais bien plusieurs communautés (femmes, gays, etc.). Bill T. Jones puis le mouvement hip-hop en sont de plus ou moins lointains héritiers.

Source : http://www.lexpress.fr/culture/scene/danse/danses-noires-blanche-amerique_746971.html

 
 
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